Etta James : La Matriarche du Blues

Décédée le vendredi 20 janvier dernier, Etta James était l’une des plus grandes chanteuses Soul et du blues au même titre que Aretha Franklin, Ella Fitzgerald ou encore Dinah Washington. Atteinte d’une leucémie, Etta James se sera battu toute sa vie avec ses démons que ce soit la drogue, l’alcool ou encore le surpoids. Sa carrière magnifique et longue de 6 décennies méritait bien un petit portrait de Ponctuations.


Née le 25 janvier 1938 à Los Angeles, la petite Jamesetta Hawkins (son vrai nom) a grandi en chantant dans les choeurs de l’église St Paul. Enfant prodige, elle chante dès 5 ans à la radio des morceaux de Gospel.

A l’age de 15 ans, elle rencontre deux soeurs venant de la Nouvelle Orléans, Jean et Abysinia Mitchell avec qui elle forment le groupe The Creolettes. Par la suite, le groupe est répéré par le chef d’orchestre Johnny Otis change le nom du groupe en The Peaches leur permettent d’avoir un certain succès. Notamment avec la chanson « The Walfower ».

Jonny Otis transforme le nom de scène de Jamesetta Hawkins en Etta James (Ironie du sort, Johnny Otis est mort 3 jours avant Etta James, le 17 janvier). Après le succès de son groupe, elle part en tournée avec Little Richard, la sensation Rock’n’Roll du moment. Puis chante quelques morceaux avec la légende Chuck Berry. Etta James était prête à devenir la reine du blues.

Les 60’s sont la décennie ou Etta James aura connu le plus de succès. En effet, elle classe entre 1960 et 1964, dix morceaux dans les charts Blues avec notamment « Something’s Got a Hold on Me », « Call My Name » ou encore l’album Tell Mama paru en 1968 avec les classiques « I’d Rather Go Blind » et « Tell Mama ». Mais le plus grand succès de Etta James est et restera « At Last », une reprise blues qui sera la chanson fétiche de la chanteuse tout au long de sa carrière.

Les 70’s et 80’s sont des périodes creuses et noires pour Etta James. Elle commence par vendre moins de disques pour complétement disparaitre des scènes dans les années 80. En effet, la chanteuse est rongé par son addiction à l’alcool et surtout à l’héroine. Elle est même enfermé durant 17 mois dans un hôpital psychiatrique et son mari Artis Mills prend 10 ans de prison pour l’avoir couverte pour possession de drogue.

En 1994, elle revient sur le devant de la scène en gagnant un Grammy Awards pour Mystery Lady, un album de reprise des meilleurs titres de Billie Holiday. En 1995, elle écrit son autobiographie A Rage To Survive en compagnie de David Ritz ou elle décrit ses problèmes avec la drogue, les hommes, le surpoids et l’alcool.

Pour finir sachez que Beyoncé a jouée en 2008 son rôle dans le film Cadillac Records qui retrace sa carrière sur le label Chess, que son dernier album  The Dreamer paraitra prochainement en France et que les ventes de son best of depuis sa mort ont augmenté de 378%, bel hommage.

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  1. […] Après Etta James , une nouvelle légende de la musique s’est éteinte. A l’age de 48 ans, “La Voix” a été retrouvée inanimée dans une chambre d’un hotel de Beverly Hills. Les causes du décès restent encore indéterminés pour le moment mais on savait que la chanteuse avait de nombreux problèmes d’alcool et de drogue. A la veille des Grammys Awards à Los Angeles, on s’attend à un hommage de la part des organisateurs envers la diva, lauréate de 6 trophées. […]



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