On a lu : C’est Chic de Nile Rodgers

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C’est Chic, retrace la vie de Nile Rodgers. Un livre qui vous plonge au cœur du showbusiness des années 70/80. Un livre à lire sans modération. L’autobiographie est une bande originale formidable. Impossible de le lire sans vouloir écouter les artistes qui y sont cités.

Tout d’abord, on hallucine. Nile a eu une enfance plus que mouvementée. A sept ans, le gamin est carrément livré à lui-même et rentre à la maison après l’école pour y trouver quotidiennement sa mère et son beau-père constamment défoncés. Nous sommes à l’aube des années 1960. A 11 ans, il s’essaye à la colle, à 13 au LSD.

Mais on se délecte surtout des moments fondateurs de l’histoire de la musique. Comme lorsque Nile Rodgers, cherche une direction artistique pour son groupe, Chic. Il en sort cette formule gagnante : « Il fallait donc marier le côté anonyme de KISS à la diversité musicale et aux filles sexy des pochettes de Roxy Music« .

Et puis son premier choc, lorsqu’il entend le morceau qu’il a composé résonner dans une boîte de nuit new-yorkaise en vogue. Le début d’un succès de plus en plus grandissant. « Les voix ont retenti- Everybody Da-ance, do-do-do, clap your hands, clap your hands. Des danseurs en folie jouaient de la guitare et de la basse imaginaires sur la piste de dance. Ils hurlaient, réclamaient le titre. Robert a passé les lacquers sept fois de suite – environ une heure de la même chanson en boucle. Une heure de la même chanson en boucle, et c’était ma démo !« 

C’est l’apogée de Chic, dont les tubes aux fameuses séries de breakdown et lignes de basse, s’enchaînent. Pourtant le groupe perd vite pied avec la vague Disco Sucks. Très vite rangé dans la catégorie disco, genre dont le public avait eu sa dose fin 1970’s.

La carrière de Nile prend un nouveau tournant avec les collaborations. Nous sommes début des années 1980. L’amitié que Nile Rodgers a pu lier avec David Bowie donna naissance au succès monumental Let’s Dance en 1983, album au nombreux tubes dont Let’s Dance, China Girl ou encore Modern Love.

Ou celle de longue date avec Madonna, qu’il vit pour la première fois au Roxy Club, se trémousser sur le titre Everybody :  » J’avais du mal à croire ce que je voyais sur scène : une Blanche mignonne à croquer qui faisait du stepping. […] Au milieu des années quatre-ving, les groupes de Noirs avaient abandonné le stepping et voilà que cette nana, une blanche, exécutait ces pas en chantant« .

S’en est suivi la collaboration sur l’album Like A Virgin, le succès qu’on lui connaît et de longues années de fêtes.

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Viennent enfin, la cocaïne, ou « drogue du riche » et autres dope présentent en fil rouge tout le long de sa carrière, qui finissent par prendre le pas sur la musique.

Le livre se termine par la tragique mort de Bernard Edwards, bassiste de Chic, meilleur ami et compère de choc de Nile Rodgers. Il succombe à une pneumonie, à Tokyo, après un concert dont le live était retransmis à la télévision, en 1996.

C’est Chic, est l’histoire d’une vie, mais également celle de la musique. L’histoire de tubes qui résonneront encore longtemps dans notre existence.

C’est Chic de Nile Rodgers / Aux Editions rue fromentin.
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