Detroit entre ruines et regain de dynamisme

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Dans le numéro 1210 du Courrier International, extrait du Los Angeles Times, intitulé « Detroit, ses ruines, ses touristes« , l’article fait état d’un fait assez récent dans la ville de l’état du Michigan : l’attraction touristique de son délabrement. Le tout orchestré par le guide Jesse Welter, maître dans l’art des visites guidées.
Car la ville a été déclaré en faillite en juillet 2013. Depuis, les bâtiments vides et les gares fantômes de la Motor City attirent une certaine catégorie de touristes. Voyeurs ? Pour Jesse Welter il s’agit plutôt d’un intérêt de curiosité. « Les clients versent 45 dollars pour une visite de trois heures au cours de laquelle ils explorent certaines structures délabrées les plus célèbres de Detroit« , nous apprend le Courrier International. N’en déplaisent aux habitants de la ville et militants qui n’affectionnent pas particulièrement ce commerce basé sur les ruines.
Pour se rendre compte à quel point la ville se laisse aller on vous conseille l’impressionnant ouvrage d’Yves Marchand et Romain Meffre, The Ruins of Detroit, deux artistes qui se sont attelés à photographier l’ex capitale de l’industrie automobile en ruines depuis 2005. Un véritable témoignage du déclin de Détroit, aux photographies stupéfiantes.
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Tandis que pour L’Obsession « Les Hipsters réinventent la ville« . Sur une note positive, angle son article sur les esprits créatifs qui se mobilisent pour faire revivre Detroit, initiatives locales et autres projets collaboratifs.

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Exemple concret avec le concept store Shinola situé dans le quartier historique de West Canfield, la boutique installée dans un loft reprend tous les codes du « branché »: bar à jus bio de la marque Drought, magazines de mode sur tables en bois et ouvrages de design. L’entreprise fabrique surtout montres, bicyclettes et travaillent le cuir sur place. L’objectif pour le directeur artistique Daniel Candill « Nous voulons que les gens y viennent, s’y installent, touchent le cuir, essayent une montre, fassent partie de la marque et se sentent à l’aise« , a t-il déclaré au Huffington Post, à l’ouverture de l’espace.
C’est que la marque Shinola vieille de plus d’un siècle a voulu relancer le marché de la Motor City. Avec cet ambitieux objectif : « We believe in the beauty of industry. The glory of manufacturing, We know there’s not just history in Detroit, there is a future« . En collaborant avec des entreprises locales telles que Detroit Denim Co., Shinola veut relancer l’industrie de la ville à son échelle, qui prévoit d’employer 1000 salariés d’ici trois ans.
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Certains ne voient pas l’énorme déficit comme une fin en soi, mais comme un moyen de relancer la Motor City sur un nouveau départ dans une moindre mesure. Reste pour Mike Duggan, le nouveau maire de Detroit entré en fonction en ce début d’année d’inverser la tendance d’une ville désaffectée comme il le prévoit si témérairement de le faire, en s’occupant de l’avenir de sa ville sur le long terme. Courage à lui.
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